we are mutant

chuchoté le 28 February 2008 par Tann

Un « one man show » très drôle mais aussi très très intéressant de Philippe Starck qui explique en 17 minutes le rôle de son métier dans la société, mais pas que. A voir !!

[video]http://www.youtube.com/watch?v=Z4PwHD7XKj0[/video]

Via design et typo

mots clés : design, presentation, video

Nécrologie mensongère

chuchoté le 28 February 2008 par carla.henny

Petit exergue

Comme d’habitude je vous exhorte à ne pas lire mes posts si vous cherchez un article clair et cohérent sur une avancée du web. Les sociotrends seront inexorablement le sujet de mes posts, hétéroclites divagations d’une ricaine vaguement influencée par « la culturitude » française.

Bref, suite à la proposition de loi sur l’audiovisuel et la suppression de la publicité sur les chaines de télévision publique je me suis dit : et les agences de pub alors ?!!!!

Tout le monde semble débattre des pertes prévisibles pour les chaînes mais les agences … et tous les gentils « pubards » et créatifs alors ? Comment vont-ils vivre amputés d’une grande partie leur gagne pain ?

La réponse m’est venue lors d’une de ces discussions hautement philosophiques (haha) autour d’un verre d’eau du robinet parisien dégueulasse et d’un canard aux pommes rissolées au bistro du coin. Mon ami, CR émérite de son état jubile… « hé oui, la TV va prendre moins de place mais les annonceurs ne vont pas cesser de vouloir communiquer… « 

… le retour tant espéré du support papier ? !!!!

d’où une envie fulgurante d’écrire une chronique, une ode au papier ou plutôt de fouiller dans mes archives pour en dénicher un texte prophétique sur la renaissance du support papier.

Puisqu’un ange peut écrire ce qu’il veut … après tout pourquoi pas une tribune libre sur le retour du support papier alors que clairement Internet semble être LE média d’information du futur. Ce n’est pas une fanatique du web qui vous dirait le contraire !

Nécrologie mensongère !

Papier l’on te dit mort. Papier je t’aimais tant !

Ta pâleur pleine de grâce ne séduit plus, pauvre figure de papier mâché… On murmure que ton temps est révolu, que « la cathode est plus belle que la cellulose, que rien désormais ne saurait faire écran aux écrans ! »

Papier l’on te dit mort. Papier je t’aimais tant !

Tu as été inventé par son nom : un eunuque Ts’ai Lun de la cour impériale chinoise en l’an 104, puis imprime en Bible par Gutenberg . Tu as été ce formidable moyen de diffuser des idées, de démocratiser le savoir. Toi seul supportais le poids du pressoir, de la presse, imprimant sur ta chair la mémoire du monde, une mémoire que l’on caressait des yeux, que l’on pouvait s’empresser de froisser, de tâcher, déchirer, d’emporter, de vénérer, de cacher… (et) d’offrir aussi.

Papier l’on te dit mort. Papier je t’aimais tant !

Papier-palpable, papier-buvard, papier-brouillon, papier-bavard, tant de richesse perdue pour laisser place aux messages impalpables, modifiables et formatés de ces bibliothèques imaginaires. Malraux se trompait d’objet, pas de musées à imaginer mais bien les livres, les mots, la presse et l’édition toute entière qui s’efface, qui se meurt conquise désormais par le virtuel collectif consultable sur Internet.

Papier on te dit mort… Je n’y crois pas !

Samuel Clemens (Marc Twain) le disait haut et fort « les rapports que fait la presse sur ma disparition sont exagérés« … je crains fort que tu ne soit victime toi aussi, oh papier, mon doux papier, de cette diffamation. Papier-trahi, papier barbouillé !*

La presse a peur de l’inconnu, l’édition n’aime pas le changement, (regardez donc nos syndicats !) Telle Cassandre elle clame que tu es mort et qu’elle se meurt par ta faute.

La presse t’oppresse pour justifier son désarroi mais dans les faits tu es bien là :

Le e-book ne séduit pas, les journaux locaux et régionaux se lisent toujours et circulent sans cesse fidèles compagnons troubadours distrayants, pliables (et non portatifs). Ces volumes légers et échangeables pour voyages monotones peuplent nos trajets. Les gratuits sont partout !

Les livres se distribuent par volumes croissants en flux tendus vers autant d’amateurs de papier. En cette période de fêtes, qui donc aurait osé un abonnement en ligne ou un hebdo virtuel ?Les épicuriens font tout de même la différence entre le noble et le pratique, entre l’économique et l’agréable, le beau, l’offrable ! Harry Potter s’est vendu par millions, et l’on ose encore affirmer la mort du support papier ?

Papier l’on te dit mort. C’est absurde, je n’y crois pas !

A Paris les voitures brûlent et la presse s’émeut. A Paris la presse crie au feu, au loup à l’usurpateur et halte au concurrent,  » Les écrans vont incendier le livre, la presse et le papier !!! « 

Mais ce n’est pas la bibliothèque d’Alexandrie qui s’enflamme cette fois, et le papier n’est pas au bûcher. Nous ne sommes pas chez Ray Bradbury, notre papier porteur d’idées se porte bien quoi qu’on en dise. Des bibliothèques flambant neuves se diffusent dans nos campagnes ! M. le ministre de la culture nous en construit chaque année d’avantage et ai-je bien lu, elles sont fort fréquentées… ?

Papier l’on te dit mort. Pourquoi dit on cela ?

Ah ces ignorants, ces ingrats, ces hypocrites : faiseurs de nécrologies anticipées, mensongères, anticipations dangereuses, auto réalisatrices et âneries diffusées en masse ! Pourquoi le papier serait il mort, il ne concurrence personne ? Il est alternative (ce mot plait tant de nos jours) et tradition, rien ne lui ressemble, rien ne saurait le remplacer !

C’est le contenu de certains papiers qui se trouve en déroute, concurrencé… . (car) le papier en soi retrouve ses lettres de marque, ses lettres de plaisir. Ses utilisations se multiplient et sa production augmente.

Une lecture utile pourra se nicher dans le monde rapide , factuel et tac au tac d’Internet, des textos, chat etc. mais le plaisir de feuilleter, de lire, d’avaler les mots, de sentir l’odeur des pages, de faire parler les feuillets, d’annoter, de froisser, de griffonner et de toucher à l’œuvre reste ! Immuable, irrésistible. L’homme aime sentir et palper ce qu’il possède. Le papier peut sourdre même des entrailles de son supposé concurrent ! Un concurrent qui l’aide bien à se diffuser d’ailleurs! Jusqu’à nouvel ordre on peut commander livres et journaux sur le net.

Dans ce monde ou les infinis espaces ne nous font plus aussi peur que jadis*, quoi de plus rassurant et agréable qu’un livre à soi, revisitable qu’un titre à soi, un  » Manga  » qu’un journal dans lequel se réfugier et que l’on peut découper et partager, qui donne sens ? Et puis porter avec soi un journal, un livre, une revue c’est tout de même plus pratique qu’un ordinateur nécessitant de l’électricité non ?

Les éditeurs ne s’y trompent pas au fond… De nouveaux livres, de nouveaux formats, des livres doux à regarder et à toucher, des livres enluminés, reliés pour collectionneurs et nostalgiques, des revues chics, une presse visuelle, colorée, des magazines dits  » haute-def,  » des œuvres aux couvertures animales, en fourrure, en dentelle en mouchoir de poche, tout en lumière… Tous ces livres-plaisir, toute cette presse que l’on achète par compulsion, par désir de connaître le monde! Le papier vit une nouvelle jeunesse, celle d’une lecture, sensuelle et hédoniste, visuelle, tactile, à partager, moins impersonnelle que l’écran. Moins sédentaire. Le papier est proche de nous palpable, portable, partageable. recyclables et même interactif grâce aux encres conductibles.

Certes les nouveaux médias s’arrogent une part du gâteau éditorial et journalistique mais c’est de style, de contenu qu’il s’agit et non pas d’une remise en question du support. Il n’y a pas de concurrence au papier, il y a une concurrence au contenu, par segment et non pas par page.

Chateaubriand disait de la presse qu’elle  » est une force quelquefois inconnue, une parole à l’état de foudre, l’électricité sociale « . C’est la presse libre et non son support (le papier) qui est aujourd’hui sous pression et cette pression ne vient pas tant de ses nouvelles formes mais d’une baisse de tension. Enseignons le plaisir de lire, le goût du papier froissé , des nouvelles chaudes et sensuelles.

et voici que la loi s’en mêle…

et voici le déclin du support TV sur les chaînes publiques ! Papier images, papiers imprimés, papiers de retour pour nous enchanter.

Papier, tu n’es pas mort. Papier reste avec nous !

 

*Mark Twain,New York Journal, June 2, 1897

mots clés : anges, pub, publicité

people in order

chuchoté le 28 February 2008 par Tann

I am twenty three.

[video]http://www.youtube.com/watch?v=GUHLa1qSy24[/video]

Via Swissmiss

mots clés : video

Bloody Omaha

chuchoté le 28 February 2008 par Tann

3 graphistes de talents + peu de moyens = une reconstitution du débarquement de Normandie hallucinante.

[video]http://www.youtube.com/watch?v=WRS9cpOMYv0[/video]

Via 2803

mots clés : video

Ladies Room : 2ème journée de l’homme

chuchoté le 25 February 2008 par Olivier Camus


Les garçons ont été propres et bien élevés lors de la première journée de l’homme, le 29 janvier. L’équipe Ladies Room a donc décidé de remettre ça, demain. Ladies Room, le magazine contributif où les filles ne parlent pas pour ne rien dire fait un happy hour 100%mecs pendant 24 heures. Messieurs, vous pouvez proposer vos articles, ils seront visibles demain…si ils sont sélectionnés par la rédactrice en chef

mots clés : fresh

Le Houellebecq : travail typographique

chuchoté le 22 February 2008 par Tann

Animation typographique de Luccini à propos de Houellebecq :


Le Houellebecq
envoyé par freemk
mots clés : graphisme, typographie, video

Comeinmyworld.com, première rencontre en ligne en temps réel

chuchoté le 22 February 2008 par olivier.serres

On a fait une petite session hier soir avec Frack et JC sur comeinmyworld.com, le service de rencontre en ligne en temps réel dans un univers virtuel. On était un peu seuls sur la plage (le service vient d’être lancé en bêta privée) quand on rencontre finalement Emilie Bramly qui s’y promène. J’aperçois son avatar.

Situation marrante, les garçons enchainent les pas de tecktonik devant Emilie mais personne n’ose vraiment entrer en contact par voix sur IP.

Je tente d’appeler Emilie et elle décroche, elle est aussi en train de tester le service de son côté.

 » Tu m’entends ? »

« oui et je te vois, tu as la bouche qui bouge en même temps que tu parles ! »

Pendant ce temps, j’essaye les différents smileys gestuels, et je baisse la musique d’ambiance qui m’empêche d’entendre distinctement ce que me dit Emilie. J’entends bien le son de sa voix, ce qui n’était pas le cas quand j’ai parlé à Frack et JC tout à l’heure.

On entame une petite discussion puis un passage dans un « In situ » (ces lieux qui permettent de se retrouver à 2, isolés pour échanger).

Moment sympathique, expérience immersive inédite sur le web, les choses vont devenir très intéressantes quand il y a aura plus de monde sur ce service.

mots clés : mondes virtuels

urban radiography

chuchoté le 20 February 2008 par Tann

mots clés : graphisme, video